Giugiaro Frazer-Nash Namir, l'hybride le plus rapide est anglo-arabo-italien
La cerise sur le gateau arabeGiugiaro, le fameux styliste italien, était déjà le père d'une voiture hybride exceptionnelle, la
Toyota Volta de 2004. Mais cette année, il a fait mieux avec la Namir, qui est une surprise à plus d'un titre. A commencer par son nom. Namir ne signifie rien en italien, c'est un mot arabe, il signifie
tigre. Nous comprenons l'appellation de tigre en voyant l'auto, mais pourquoi en arabe ? Ce fut notre première question, à laquelle on nous répondit par le fait que Giugiaro a un très important client arabe :
City of Arabia. Il s'agit d'un immense (!!!) programme immobilier, sis près de Dubaï, pour lequel Giugiaro a signé le design du futur train monorail.

Seconde surprise, le sigle a l'avant de l'auto est celui de Frazer-Nash. Nous connaissions le
cabinet d'ingénieurerie du même nom, il est spécialisé dans la propulsion électrique, et c'est bien de lui qu'il s'agit. Mais revoir ce nom sur une voiture est une surprise, car dernièrement leurs ingénieurs se focalisaient surtout sur le ferroviaire. Quoique c'est un peu un retour aux sources, puisque Frazer-Nash fut un constructeur automobile au siècle dernier. Et il s'explique bien ici parce que Frazer-Nash est le concepteur du futur monorail de City of Arabia ! On comprend tout maintenant. Ce concept Namir est un peu la cerise sur le gateau entre les 3 parties associées, les promoteurs de City of Arabia, les ingénieurs de Frazer-Nash et le designer italien.

Et pour ce qui nous intéresse à
MoteurNature, sous sa spectaculaire carrosserie, ce Namir cache une propulsion hybride. Hybride série à traction intégrale, il possède 4 moteurs électriques. De grosses et puissantes machines, à courant continu (si, si, DC !), trop volumineuses pour être placées dans les roues, elles sont au centre de chaque train. Ces moteurs étaient peints en vert sur le concept exposé au salon, ils sont en orange dans l'éclaté ci-dessous. La puissance totale est de presque 370 ch, et dans cette voiture très légère, sans aucune perte de par la transmission, la vitesse de pointe dépasse les 300 km/h. Et les accélérations sont encore plus étonnantes, avec un 0 à 100 km/h en 3,5 s, et un incroyable 0 à 200 km/h en 10,4 secondes.


La légèreté de l'auto s'explique par une coque toute en fibre de carbone. Elle ne pèse que 110 kg, et les moteurs électriques sont impressionnants à voir. Devant eux, l'accélération de 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes nous parait très possible. Mais là où il y a une surprise, une énorme surprise, est dans le moteur à combustion qui a la tâche de recharger les batteries. S'il n'y avait des pipes d'admission et d'échappement, on aurait dit un moteur électrique. Il s'agit d'un moteur rotatif ! Nous avions cru qu'on en verrait plus, même chez Mazda où le développement d'un successeur à la RX8 est au ralenti, et nous nous ne attendions vraiment pas à en voir un dans une voiture hybride.

Parce que si le moteur rotatif a des qualités indéniables, la sobriété n'est pas son fort. Le grand atout d'un rotatif est son aptitude à monter vite et haut dans les tours. Mais ce moteur rotatif là fait une croix sur cet avantage, il tourne à un régime constant et modéré. Le régime où il est le plus efficient, sans être relié aux roues, puisque son but unique est d'entrainer un générateur qui recharge la batterie Lithium-Ion Polymère. Ce moteur a été développé par Frazer-Nash, mais hormis sa cylindrée, aucune information sur ses caractéristiques n'est divulguée. Puissance, couple, régime de fonctionnement, on ne sait rien.

La seule donnée rendue publique est la cylindrée de 814 cm³, ce qui est peu, même si les rotatifs ont des puissances au litre étonnantes. Et tournant à régime constant, ce moteur serait formidablement sobre, avec une consommation moyenne de 2,6 l/100 km. Avec la batterie chargée sur le secteur avant le départ, cela permet près de 2000 km d'autonomie avec les 50 litres du réservoir ! Précisons tout de même que ce moteur rotatif ne tourne pas en continu, il se coupe et redémarre en fonction de l'état de charge de la batterie. Alors, cette Namir suscite autant d'exclamations que d'interrogations, mais elle fait l'unanimité par ses lignes. Elle continuera probablement longtemps à faire rêver, quand elle sera exposée dans quelque hall de galerie marchande à City of Arabia.
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