Le gouvernement serait enfin acquis à la charge rapide
Mar 28/05/2013 — Un projet d'envergure nationale à l'étude.

Mais derrière cette grande idée, nous sommes plus circonspects devant l'idée d'un opérateur national unique. Les français sont habitués à l'idée de concurrence pour le ravitaillement de leurs autos. Si on n'aime pas Esso, on va chez Total et inversement. La France souffre déjà assez de la mainmise d'EDF et de sa toute puissance. L'électricité est moins chère aux Etats-Unis (même l'électricité renouvelable), le différentiel entre heures pleines et heures creuses y est plus important, et les heures creuses y sont plus longues. Alors plutôt que de chercher à créer une nouvelle administration, le gouvernement pourrait réfléchir à ce qui attirerait les investisseurs.
Soit par exemple, une totale liberté de fixer les tarifs, et la garantie d'un monopole territorial pendant au moins 10 ans. Les automobilistes sont déjà acquis à l'idée des carburants plus chers sur les autoroutes ou au centre de Paris. Alors si un entrepreneur était libre de vendre de l'électricité à 3,00 € TTC les 10 kWh (en heures pleines, en moins de 20 minutes), avec la garantie légale de n'avoir aucun concurrent dans un rayon de 10 km pendant une décennie... Bien sûr, tout cela n'a rien d'idéal, mais quand les finances publiques sont au plus mal, et que le marché de l'électrique est encore balbutiant, il faudra donner de sérieux gages pour appâter l'investissement privé.
Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; borne-recharge-electrique