L'administration française interdit la vente des Mercedes
Mar 09/07/2013 — Le constructeur allemand bouc-émissaire ?

Au nom de l'environnement, on interdit des Mercedes ! La justification technique est que le gaz réfrigérant R134a qui était employé par tous les systèmes de climatisation, est désormais interdit, et que la règlementation européenne a prévu de le remplacer par le gaz R1234yf. Le motif de ce changement est qu'en cas de fuite, le nouveau gaz a un pouvoir de réchauffement global très inférieur à l'ancien. Mais si personne ne conteste ce point, il y a un problème de sécurité avec le gaz R1234yf. Les ingénieurs Mercedes ont en effet constaté que dans certaines conditions, il est vrai assez particulières, ce gaz pouvait s'emflammer. Par souci de sécurité, Mercedes a donc refusé de l'employer dans ces autos. Il continue à employer le R134a, tout en travaillant à de nouveaux systèmes de climatisation avec d'autres gaz, par exemple le R152a, et même le CO2, sur lequel Volkswagen s'est lui aussi engagé.
Au vu des arguments de Mercedes, qui sont bien documentés (la députée Michèle Rivasi les avait mis en avant), les autres pays européens ont délivré des dérogations, ou ont tout simplement choisi de fermer les yeux. Pas la France, qui a décidé de bloquer les immatriculations de toutes les Mercedes classe A, B, CLA et SL (des modèles dont l'homologation a été postérieure à l'interdiction du gaz R134a). Quand on pense à tout ce qui ne va pas en France aujourd'hui, les vieux diesels qui polluent en toute liberté, que l'administration décide de bloquer les immatriculations de centaines de voitures, parce que leur constructeur a fait un choix en faveur de la sécurité... Tout ceci est absolument insensé.
Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : Mercedes ; technologie ; ecologie