Bonus électriques : un premier changement
Mar 25/03/2014 — L'opportunité de ne plus voir que le court terme.

Pour autant, le gouvernement n'envisage nullement de supprimer le bonus, ni même de le rétablir tel qu'il aurait dû être. On rappelle en effet que le bonus a été inventé pour compenser le surcoût de la batterie d'une voiture électrique. Qu'on accorde un bonus à une électrique dont les batteries sont louées est un non-sens. Un décret ne vient pourtant y porter qu'un petit coup de canif, en limitant le bonus à 27 % de la somme des loyers prévus dans le contrat de location de la batterie. C'est plus simple aux Etats-Unis. Nissan l'avait envisagé, mais il est interdit de vendre une électrique sans sa batterie outre-Atlantique. On suivra cet exemple pour toucher le bonus maximal en France, en achetant sa voiture électrique complète, avec sa batterie, Renault peut le faire pour la Zoé, et en la payant comptant, ou à l'aide d'un crédit bancaire classique.
Le gouvernement a fait un premier pas, et c'est bien car il est temps de penser long terme. C'est la peur d'un chaos électoral sur le court terme qui freine le gouvernement d'augmenter les taxes sur le gazole, et c'est la même peur sur le court terme d'une chute des ventes, qui pousse aujourd'hui le lobby de la voiture électrique (l'AVERE) à réclamer la suppression de cette mesure. Mais qui se soucie de l'automobiliste ? Que feront les propriétaires de voitures électriques avec les batteries louées, quand ils voudront les revendre après 5 ans ?
MoteurNature s'est toujours rangé du côté de l'automobiliste, et pour le long terme, nous réclamons la suppression de tout bonus pour toute électrique vendue sans ses batteries. On souligne d'ailleurs que ce nouveau décret est sans effet sur les électriques de BMW, Tesla ou Volkswagen. Quelqu'un osera t-il penser que ces constructeurs n'ont pas une stratégie électrique sur le long terme ?
Laurent J. Masson
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