Le casse-tête du test officiel de mesure de consommation
Ven 22/08/2014 — Le problème de l'Europe.

Ce serait malheureusement une idée qui mettrait en péril l'unité européenne. Le principe atuel en effet, est que le test de mesure des consommations doit pouvoir être réalisé dans n'importe quel pays de l'Union, et donner le même résultat. Il n'en serait pas du tout de même entre un test routier réalisé en hiver sur une route finlandaise, et le même test effectué en été dans le Sud de l'Espagne.
La température extérieure, l'altitude, l'hygrométrie, tout cela peut influer sur la consommation. Le conducteur moyen ne s'en rend pas trop compte, mais les gens qui chez les constructeurs optimisent les autos connaissant tout cela sur le bout des doigts. Si on met en place un test sur route, cela aboutira rapidement à la recherche du meilleur terrain, puis à la spécialisation, et toutes les voitures seront testées sur la même route. A priori, là où l'air est le plus dense, en dessous du niveau de la mer, et avec une température inférieure à 15°.
Considérant alors que pour tout test les voitures seront optimisées, et ne donneront toujours qu'une valeur de consommation minimale, le plus intelligent serait sans doute (comme MoteurNature l'a déjà suggéré plusieurs fois) de faire un test de consommation maximale, par exemple en simulant un kilomètre départ arrêté. Sur un banc à rouleaux, dans un garage à la température précise.
Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; politique-transport_Europe ; normes-antipollution