Drivy augmente son capital, une catastrophe écologique ?
Ven 03/04/2015 — Augmentation de la pollution.
La start-up Drivy n'en est plus une. Cette jeune entreprise française a créé une plateforme de location de voitures entre particuliers, et devant sa progression constante, des investisseurs viennent de lui confier 8 millions d'euros pour accélérer son développement. En France, et aussi dans d'autres pays européens. Drivy annonce le même jour qu'il a pris le contrôle de Buzzcar, un de ses concurrents historiques. D'après Le Monde, Drivy compterait désormais un demi million de membres et un parc de 26 000 véhicules. Formidable, mais est-ce bien d'un point de vue écologique ? Si on regarde le parc des grosses sociétés de location, Hertz, Avis ou Europcar, toutes les autos ont moins de 2 ans, elles respectent toutes la norme antipollution Euro 5, et une proportion substantielle est déjà Euro 6. Dans la location entre particuliers, il en va nécessairement autrement. C'est évident que si on a une belle voiture neuve, on n'a guère envie de la confier à un inconnu.
Une petite visite sur le site de Drivy a montré une majorité des voitures qui ne sont qu'à la norme Euro 3 ou Euro 4, et un nombre encore important de voitures Euro 2. Le pire étant que l'annonce de Drivy survient le lendemain de l'entrée en vigueur d'une super prime à la casse de 3700 € pour retirer de la circulation, et détruire les vieilles voitures ! Alors bien sûr, certains trouveront un aspect attrayant à l'économie de partage, mais vouloir faire rouler un maximum des vieilles guimbardes qui polluent, d'un point de vue écologique, ceci n'est pas une bonne nouvelle.
Laurent J. Masson
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hors-constructeur ; autopartage-covoiturage