Ghosn ou Macron : à qui faire confiance ?
Ven 06/11/2015 — Un conflit ouvert.

Si certains voit l'état actionnaire comme un facteur de stabilité, d'autres y voient un danger, d'autant plus grand que la situation actuelle est déséquilibrée. L'état français possède aujourd'hui 19,7 % du capital de Renault (avec des droits de vote qui seront doublés l'an prochain, en vertu de la loi Florange), qui possède 43,4 % de Nissan, lequel ne possède en retour que 15 % de Renault, et sans aucun droit de vote malgré que cette situation date de plus de 10 ans.
Avec 39,4 % du capital, l'état français aurait tous les pouvoirs dans toutes les grandes décisions. Et même s'il s'en défend aujourd'hui, le gouvernement aurait les moyens de s'immiscer dans le quotidien de Renault-Nissan. Veut-on cela ? Entre MM.Ghosn et Macron, on rappelle que le premier a 15 années de croissance et de gestion profitable derrière lui, alors que le second n'en a encore aucune dans les affaires de la France.
Rubrique(s) et mot(s)-clé : Renault ; industrie-production