Voitures électriques : les raisons de la baisse des ventes
Jeu 11/08/2016 — L'électrique à un tournant.

Parce que sans concurrence sérieuse, certains constructeurs ont fait des choix discutables. Ce sont par exemple les batteries qui se déchargent toutes seules du simple fait de leur refroidissement, l'obligation d'acheter des voitures incomplètes avec les batteries qui exigent le paiement perpétuel d'un loyer, ou une très faible autonomie. La BMW i3 33 kWh est venue changer la donne, mais elle n'apparait pas encore dans les chiffres. Elle sera accompagnée d'ici la fin de l'année par une VW eGolf avec une autonomie accrue et peu après ensuite, par l'Opel Ampera-e qui devrait afficher plus de 400 km d'autonomie selon la méthodologie européenne. Enfin, il y a l'effet Tesla. La Model 3 a généré plus de 350 000 commandes, et si on peut s'interroger sur leur matérialité, ce succès montre à tous que s'il y a de la demande pour des électriques, elle n'est pas pour des autos aux prestations médiocres.
En France, comme partout en Europe, il y a des milliers de gens qui ont pré-réservé une Model 3, avec plus de 330 km d'autonomie, le 0 à 100 km/h en moins de 7 secondes, une recharge rapide à 120 kW et un prix tout compris. Que personne n'imagine les faire changer d'avis pour une auto inférieure. Mais l'effet Tesla atteint aussi ceux qui n'en ont pas pré-réservé une. Parce qu'au vu de ce qui sera bientôt disponible, on ne peut reprocher à des automobilistes d'écarter certaines autos d'aujourd'hui et... D'attendre.
Laurent J. Masson
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