La route solaire Wattway : une affaire qui roule
Mer 30/11/2016 — Et qui promet.


Sans compter que la technologie, si elle repose sur des tests déjà très poussés est encore largement expérimentale. On parle en effet de revêtement routier, soit d'un matériel pour lequel la durabilité est essentielle. Et pas sur 2/3 ans, mais sur plusieurs dizaines d'années. Nous avons été heureux d'apprendre qu'il n'y a aucun souci d'adhérence. C'est le métier de Colas que de construire des routes, et sa route solaire n'est pas plus glissante qu'une autre grâce à un granulat transparent qui recouvre les cellules. Les ingénieurs de la route ont même déjà mis au point 2 sortes de granulats selon l'usage qu'on fera de la route.
Car tout est encore en développement. Sur les premiers tests, Colas va mesurer avec précision, le traffic, la météo, et bien sûr la production d'électricité. Celle-ci sera revendu à un tarif défini de gré à gré, puisque la route solaire, notamment celle en construction dans l'Orne, ne rentre dans le cadre des tarifs de rachat règlementé. On s'interroge aussi sur le caractère auto-nettoyant de cette chaussée d'un nouveau type, mais Colas a déjà passé le cap des difficultés techniques et règlementaires, entre la collectivité locale propriétaire de la route, et Enedis (ex ERDF), qui rachète l'électricité pour la réinjecter dans le réseau. A noter qu'Enedis ne prend à sa charge que le branchement final en un point unique (même si la route est longue). C'est au constructeur de la route de convertir, et redresser le courant continu fourni par les cellules solaires, en un courant alternatif au standard français. Colas recherche d'autres routes pour expérimenter ses cellules Wattway, en France, mais aussi sous d'autres latitudes.
Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; technologie ; ecologie