Non ! Opel ne va pas devenir une marque toute électrique
Mer 22/02/2017 — C'était irréaliste.

Le projet de convertir Opel à 100 % à l'électrique était pourtant bien réel, mais il prenait sa source dans le désespoir. C'est le moins qu'on puisse dire que la direction allemande d'Opel a été surprise par la décision américaine de vendre. Pour répondre à ce coup bas, la direction allemande a alors suggéré un plan B, qu'Opel devienne le fer de lance de GM dans l'électro-mobilité. Projet ambitieux, projet audacieux, mais aussi projet insensé. Cela fait plus de 15 ans, qu'Opel perd de l'argent en vendant des voitures essence et diesel, qui peut croire que la marque pourrait tout d'un coup devenir rentable en ne vendant plus que des électriques ? Certainement pas les managers américains de GM. Et pas non plus Carlos Tavares.
L'intérêt d'Opel pour le français est au contraire dans ce que toutes les Opel sont concurrentes des modèles de PSA. L'Opel Crossland X déjà, repose sur la même plateforme que la Peugeot 2008, et l'Opel Grandland X partage ses dessous avec la Peugeot 3008. Si toutes les Opel avaient une plateforme commune avec une auto du groupe PSA, c'est cela qui serait fabuleusement intéressant (encore que cela suppose des restructurations douloureuses). Opel respectera pourtant toutes les promesses de l'Ampera-e, mais à priori, il n'y a pas grand chose à attendre du côté de l'électrique dans une fusion PSA-Opel.
Laurent J. Masson
PS
Il y aura peut-être plus à attendre pour les moteurs essence, puisque le plus gros de PSA n'est qu'un 1600. Alors qu'il y aura un 2 litres de 280 ch dans la nouvelle Insigina Grand Sport, et qu'Opel a confirmé le lancement d'une future version OPC, que les fans attendent bien musclé.
Rubrique(s) et mot(s)-clé : Opel ; industrie-production