En France, Tesla aurait fait faillite
Ven 03/11/2017 — En Californie, tout est possible.

Quelqu'un connait-il une autre société qui ai enregistré des pertes pendant 14 années consécutives ? La seule comparaison possible est avec l'ancien président François Mitterrand, qui pendant chaque année de ses deux septennats a augmenté la dette de la France. Mais ce qui inquiète les investisseurs aujourd'hui, est qu'on ne voit pas encore quand Tesla deviendra enfin une entreprise profitable. La production de la nouvelle Model 3 (illustration, l'auto qui doit faire décoller Tesla) est en effet très en retard. Il était prévu d'en fabriquer 1500 au dernier trimestre, mais seulement 222 ont été construites. Et pour le quatrième trimestre où l'objectif était de plus de 50 000 voitures, Tesla ne donne plus de chiffre global, sinon plutôt un volume de 500 autos par semaine. Une capacité qui grimperait à 5000 voitures hebdomadaires à la fin de premier trimestre 2018.
Alors qu'il y aurait plus de 400 000 réservations en attente, l'avenir les clients vont devoir s'armer de patience. Surtout en France, puisqu'avec logique, les américains seront servis les premiers. On se réjouira pourtant que Tesla obtient des résultats. Son réseau mondial de superchargeurs, est maintenant riche de plus de 1000 stations, avec plus de 7000 bornes de recharge. Mais quand on dit qu'Elon Musk est un visionnaire de génie, on dira plutôt que son grand talent, ce qui fait sa réussite, est de savoir convaincre des investisseurs. Cela peut-il durer ?
Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : Tesla ; industrie-production ; voiture-electrique