Nouveau contrôle technique, le vrai progrès en 2019
Dim 12/11/2017 — D'abord, plus de sûreté.

Si en effet on regarde le texte européen officiel, on voit dans l'article 9 alinéa 3, qu'en cas de défaillance critique, les états membres sont libres de fixer les conditions et délais de réparation, ou d'interdire la circulation des véhicules. Le législateur français a été zélé, mais peu amical, il a imposé une obligation de réparation sous 24 heures. C'est dire qu'en cas de défaillance critique, l'automobiliste n'aura pas d'autre alternative que de se rendre directement à son garage, avec l'espoir illusoire que les mécaniciens n'auront rien à faire ce jour là. Ou plus vraisemblablement qu'on voudra bien lui confier une autre auto, pendant que la sienne sera à l'atelier. Un amendement d'un député gentil pourrait changer cela à 7 jours...
Le bon côté des choses maintenant, est dans l'uniformisation européenne, puisqu'à terme, les contrôles techniques deviendront d'un type européen (article 10, alinéa 3). Un CT allemand sera accepté en France, et vice-versa. Mais personne ne sait encore quand cela sera accepté par l'administration française... On sait par contre qu'il faudra attendre 2019, pour que les CT se soucient enfin de pollution (le test actuel ne vaut rien sur ce plan), avec un contrôle de l'opacité des particules fines. Cela arrivera au 1er janvier 2019, avec une nouvelle hausse du prix du contrôle... Mais cela aboutira à des voitures plus sûres, et plus propres. Qui est contre ?
Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; politique-transport_France ; securite-routiere