Toyota a t-il raison de limiter ses diesels ?
Sam 13/01/2018 — Marketing ou écologie ?

Le magazine Auto Plus avait naguère comparé les versions hybride et diesel du RAV4, et... Sur autoroute, la version hybride consommait plus. Alors si on peut se réjouir de la réduction des émissions d'oxydes d'azote, la consommation en hausse gâche le plaisir... Toyota songe pourtant à arrêter le diesel sur la RAV4. C'est déjà fait en Italie. Et quid de l'Avensis qui n'est pas disponible en hybride ? L'écart de consommation en faveur du diesel est encore plus flagrant... On suppose cependant que cette berline va prochainement disparaître, ce qui règlera la question.
Toutes les futures Toyota existeront en hybride, et pour le leader incontesté de cette technologie, il y a une logique certaine à ralentir le diesel sur des marchés comme la France et l'Italie, très urbanisés, et où on roule finalement assez peu. Plus d'une vente sur deux de Toyota en Europe de l'Ouest est avec une hybride ! Mais pour celui qui roule très peu en ville, et fait fréquemment de longs voyages autoroutiers (peu de clients français de Toyota répondent peut-être à cette définition), le diesel reste pertinent. On notera aussi dans les statistiques de Toyota Europe, que le constructeur n'a vendu que 12 155 Prius l'année dernière (la Prius IV, non compris le modèle Plug-in, et pas non plus la Prius+), mais 39 071 Land Cruiser. C'est dire que même chez Toyota, le diesel n'est pas prêt de disparaître totalement.
Rubrique(s) et mot(s)-clé : Toyota ; essence-diesel