Loi mobilités : le gouvernement va relancer le diesel
Sam 21/07/2018 — Barême bonus-malus.

Le gouvernement va aussi aider au développement du gaz naturel et de l'hydrogène comme carburants, il annonce notamment le gel de la TIPCE pour le GNV à son niveau actuel (5,8 €/100 m3) jusqu'en 2022. Mais ce sont des processus qui prendront du temps pour être effectifs. La mesure du gouvernement qui aura l'effet le plus immédiat, est alors la révision du barême du bonus-malus à l'achat d'une voiture neuve.
Aujourd'hui, un malus est exigé pour l'achat d'une voiture neuve rejettant 120 g/km de CO2 (ou plus). L'année prochaine, ce seuil sera abaissé de 3 g/km. Soit 117 g/km de CO2, et ce changement est en apparence anodin. Sauf qu'il s'accompagne de l'entrée en vigueur d'une nouvelle norme d'homologation des véhicules. Laquelle introduit une nouvelle méthode de mesure des consommations (WLTP). Cette nouvelle méthode est plus exigeante, et mécaniquement, par ce seul changement de test, toutes les voitures consomment plus. 8 ; 10 ou 12 % de plus. Un peu comme si le gouvernement avait abaissé le seuil du malus à 108 g/km de CO2.
Le résultat, sous réserves (!) puisque beaucoup d'autos n'ont pas encore été homologuées à la nouvelle norme, et que des nouveaux modèles peuvent apparaître avant la fin de l'année, est qu'en 2019, l'offre de voitures essence non soumises à un malus sera très réduite. On peut comprendre qu'il y ait un malus à l'acquéreur d'une grande voiture comme une Renault Talisman, mais il faut prévoir qu'il y aura bientôt aussi un malus à l'achat... D'une Megane. Sauf bien sûr à la prendre en diesel.
Heureusement, la nouvelle norme Euro 6d-TEMP est aussi plus exigeante lors du contrôle des émissions toxiques. Il n'est plus possible de stigmatiser les diesels par rapport aux essences, mais on préferera quand même les hybrides, ou mieux les voitures zéro émission, électriques ou à hydrogène.
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