Après Seabubbles, les voitures électriques autorisées à rouler à 200 km/h ?
Dim 30/09/2018 — Pour être logique...

Ce sera plus proche de feu le système Autolib, avec un propriétaire unique pour tous les véhicules, et des places de stationnement (les embarcadères), fournies par la collectivité. Les Seabubbles étant électriques, il faudra des bornes de recharge sur les pontons, et la montée/decente des passagers ne se faisant pas à la même hauteur que sur un bateau ordinaire, des aménagements spéciaux devront être réalisés. Mais le plus étonnant, le plus incroyable même, est qu'en sus, d'après RTL, les responsables du projet ont obtenu la liberté de ne pas se conformer au droit commun.
Comme pour le traffic automobile, il y a une limitation de vitesse pour les bateaux sur la Seine. Elle est de 12 km/h. Mais parce qu'ils sont électriques et zéro émission, les Seabubbles ont obtenu le droit de circuler plus de 3 fois plus vite. Il y a aura une limitation de vitesse spéciale pour les Seabubbles de 40 km/h. La même Anne Hidalgo qui a réduit la vitesse à 30 km/h dans des dizaines de rues, aurait autorisé cela pour les Seabubbles, alors qu'on sait qu'un bateau, cela ne freine pas. Il faut plus de temps et de distance pour arrêter un bateau à 40 km/h, qu'une voiture qui va 3 fois plus vite !
On applaudit néanmoins à cette mesure qui ne peut que susciter l'engouement pour les déplacements individuels zéro émission. Maintenant, pour que les voitures électriques soient en adéquation, nous invitons le gouvernement à relever les limitations de vitesse pour les voitures zéro émission, électriques ou à hydrogène. 60 km/h en ville, 100 km/h sur le réseau secondaire et 200 km/h sur les autoroutes. Voilà qui convaincrait de nombreux automobilistes d'abandonner leurs essences et diesels !
Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : autres-marques-artisans ; politique-transport_France