Les Gilets Jaunes proclament avant tout leur amour de l'automobile
Dim 09/12/2018 — Retrait de la loi mobilités !

Le diable est sorti de la boite, et on ne sait plus quoi faire pour l'y remettre. Mais derrière les revendications les plus farfelues, on verra en premier lieu que les Gilets Jaunes défendent avant tout leur amour de la bagnole. Il y a beaucoup de pauvres en France. Un peu plus de 3 millions de personnes sont au RSA à 550 € par mois, et avec les retraités et travailleurs à temps partiel, il y a environ 5,5 millions de personnes qui vivent avec moins de 880 € par mois. Nombreux ont malgré tout une voiture, qui pourra être une vieille Renault pourrie, et la première revendication des Gilets Jaunes est là : pouvoir continuer à rouler dans leur vieille voiture pourrie, puisqu'ils n'ont pas accès au crédit pour en acheter une neuve, sans que cela leur coûte trop cher.
Donc que le carburant soit bon marché, que le contrôle technique ne soit pas trop exigeant, qu'il n'y ait pas de péage pour aller en ville, ni de restriction dûe à l'âge, et sans être sans cesse sous la surveillance constante des radars d'une nouvelle inquisition. C'est donc le droit à une mobilité individuelle pleine et entière. C'est tout différent de ce que propose la récente loi sur les mobilités, qui devrait être abandonnée, parce qu'elle donne trop de place aux services d'autopartage et aux transports en commun. Les technocrates parisiens qui ne déplacent qu'en Uber ne peuvent sans doute le comprendre, mais les Gilets Jaunes veulent un moyen de locomotion qui soit à eux, et qu'ils puissent en jouir sans entrave ! A 90 km/h !
C'est la base de départ de toute négociation à venir. Une voiture pour chaque français, si possible zéro émission, personne n'est contre, et le pouvoir d'achat pour l'utiliser. Après seulement on pourra discuter, car il est désormais apparent que cela ne suffira pas. La haine envers Emmanuel Macron est palpable partout. Face à ce président qui n'aime ni les bagnoles, ni les femmes, nombreux d'ailleurs regrettent un ancien président qui fumait des clopes et buvait de la Kro (cliché ci-dessous de 1967).

Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; politique-transport_France