Bornes de recharge : l'ACEA ne pourra ignorer l'aspect qualitatif
Ven 12/04/2019 — Un besoin de précision.

Une bonne chose serait alors que les ventes de voitures électriques augmentent, et c'est ce qu'elles font, même si elles sont loin de ce qu'elles devraient être, si on voudrait qu'elles inversent la courbe des émissions de CO2 qui est repartie à la hausse. Dans cet objectif, l'ACEA ne peut que constater la faiblesse des infrastructures de recharge. Il n'y a qu'environ 150 000 bornes de recharge dans l'Union Européenne, et si on veut des dizaines de millions de voitures électriques... Cela n'ira pas.
L'ACEA pense sans doute en premier au nombre de bornes, ainsi qu'à leur répartition très inégale dans l'Union, mais les constructeurs ne pourront ignorer longtemps l'aspect qualitatif. Aujourd'hui en France, comme aux Pays-Bas, le nombre de bornes n'est en effet pas loin d'être satisfaisant. Et on peut probablement déjà le qualifier d'acceptable, relativement au parc en circulation. Le souci est que l'écrasante majorité des bornes est terriblement lente, il faut rester branché plusieurs heures, et pouvoir s'y brancher n'est même pas garanti, puisque là aussi il y a problème, avec l'écrasante majorité des bornes qui sont à accès restreint, avec besoin d'une inscription, d'un enregistrement, de diverses formalités à accomplir au préalable... On est loin de la facilité d'une station service, où tout le monde peut aller avec la certitude de pouvoir acheter, et de pouvoir payer. Comme à une station de lavage... Les automobilistes demandent des bornes rapides avec paiement par carte de paiement sans contact. L'ACEA pourrait-elle le demander comme MoteurNature ? On le souhaite.
Laurent J. Masson
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