Par ses actes, la France annule la transition énergétique
Ven 02/08/2019 — Les faits sont là. Aucun doute n'est permis.

En France, il y a le cas particulier de l'énergie nucléaire, qui est largement prédominante dans la production d'électricité. Même si on peut expliquer avec un raisonnement valable que l'industrie nucléaire avec ses déchets, pose un risque pour l'espèce humaine considérablement plus grand que la hausse des émissions de CO2, une majorité d'experts nationaux voit cette énergie comme durable, et l'assimile aux renouvelables (les déboires à répétition de Flamanville font que c'est heureusement en train de changer...).
La logique de cette politique serait que la France augmente les taxes sur les énergies fossiles, et encourage la consommation d'électricité, mais le gouvernement fait exactement le contraire. Les tarifs règlementés du gaz viennent en effet de baisser de 0,5 %. C'est la seconde baisse consécutive, puisqu'ils avaient déjà baissé de 6,8 % le mois dernier. Dans le même temps, les tarifs de l'électricité ont augmenté hier de 1,23 %, après une première hausse de 5,9 % au 1er juin. Donc, en 2 mois, le tarif de l'électricité décarbonée a augmenté 2 fois, tandis que celui du gaz fossile et carboné a baissé 2 fois. Tels sont les faits. Le titre de la ministre Borne doit donc changer, la transition écologique, cela n'existe pas en France.
Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; ecologie