Les pneus polluent plus qu'un moteur diesel, faites le calcul*
Jeu 12/03/2020 — Des chiffres. ADDENDUM/CORRECTIF.

La comparaison est facile, puisqu'aujourd'hui, essence ou diesel, les émissions de particules sont strictement règlementées. Mais pas celles des pneumatiques, qui seraient de plus particulièrement difficiles à capter... Emissions Analytics a trouvé ses propres chiffres, mais n'importe quel automobiliste peut faire le calcul lui-même.
Hypothèse d'une voiture avec des petits pneumatiques, 195/55 R16. Un pneumatique de cette taille pèse environ 9 kg, et il ne fera plus que 7,75 kg une fois atteint le témoin d'usure. Sur une traction, où les pneus avants seront usés après 20000 km et les pneus arrières après 40000 km, cela donne une usure de 7,5 kg de gomme en 40000 km, soit 0,1875 gm/km. On trouve là une énorme différence avec ceux d'Emission Analytics qui trouve lui une pollution de 5,8 g/km. Mais il reste que les normes antipollution actuelles fixent une limite pour les émissions de particules à 4,5 mg/km (essence ou diesel). La mesure d'Emission Analytics trouve donc une pollution dûe aux pneumatiques plus de 1000 fois supérieure à celle dûe au moteur à combustion, alors que dans notre exemple, l'écart est de 41 à 1. C'est 187,5 mg/km pour les pneumatiques, contre 4,5 mg/km pour le moteur. Dans tous les cas, les pneumatiques polluent plus que le moteur à combustion.
Des gommes plus volumineuses polluent évidemment bien plus, et le style de conduite influe aussi sur la vitesse d'usure des pneumatiques... Pour être exhaustif, on ne manquera pas d'évoquer enfin les particules émises par les systèmes de freinage, élevées sur les voitures, et bien pire encore sur le ferroviaire, particulièrement toxique dans les souterrains. La pollution zéro n'existe donc pas...
Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; ecologie