Crise du pétrole : les énergies renouvelables montrent leur supériorité
Ven 24/04/2020 — Face aux fossiles, nucléaire inclus.

Si la station ne vend plus puisque personne ne roule du fait du confinement, il y a un moment où cela se bloque dans la chaine de distribution, avec un intermédiaire B qui ne peut plus acheter à un intermédiaire A, et celui-ci n'a pas d'autre choix que de payer pour qu'on le débarasse de son pétrole, parce qu'il ne sait plus où le mettre (!), alors qu'il y a une nouvelle livraison qui arrive. C'est là qu'est tout le problème. La consommation a chuté, mais la production a continué. Et tout le monde se demande pourquoi, ne peut-on simplement fermer le robinet ? Le problème est là, on ne peut pas. Il est bien sûr possible de réduire un peu les volumes de production, mais fermer un puits, ou diminuer son débit de moitié est compliqué. C'est comme une voiture sans frein. Il faut faire venir des spécialistes qui devront faire des études, cela prend du temps (idem le réouvrir), et c'est aussi dangereux, même si aujourd'hui on maitrise bien les risques.
Il en va presque de même pour une centrale nucléaire. Il y a un processus sécuritaire rigoureux à respecter, il faut contrôler le refroidissement, c'est lent, et le redémarrage sera tout aussi lent. Il faut de plus laisser un délai pour opérer de multiples vérifications, entre l'arrêt et le redémarrage d'un réacteur nucléaire. Tout à l'opposé d'une éolienne. S'il y a une chute de la demande d'électricité, il est très facile, rapide et sans aucun danger de la désaccoupler, pour qu'elle cesse d'alimenter le réseau. Et on remettra l'éolienne en service tout aussi simplement.
Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; carburant-energie ; ecologie