EPR de Flamanville, la honte de la France sera t-elle une réussite ?
Dim 22/12/2024 — On l'ignore encore.

Cette première connexion au réseau, qui a été plusieurs fois retardé, est encore expérimentale. Il faudra encore plus de 6 mois pour que la centrale fonctionne à sa pleine puissance, avant en 2026, une première phase de maintenance qui requérera le changement du couvercle de la cuve du réacteur. Une opération qui prendra de nombreuses semaines, en faisant appel à une logistique énorme.
C'est donc encore bien trop tôt pour parler d'un éventuel succès de cet EPR de Flamanville, surtout qu'on s'interroge encore sur le coût d'exploitation de cette centrale. Ce n'est pas comme des éoliennes ou des champs de panneaux photovoltaïques, où la maintenance peut se faire à distance, les interventions sur site étant peu nombreuses. A Flamanville, il y a des centaines de techniciens qui doivent travailler sur le site en permanence. Il faudra bien faire les comptes...
Par ailleurs, on s'apperçoit que ce ne sont jamais des entreprises privées qui développent des centrales nucléaires. Ce sont toujours des entreprises liées à un état. Il faut comprendre des projets où la rentabilité n'est pas essentielle. On dit cependant que tout cela va changer, grâce à la nouvelle technologie des petites centrales nucléaires modulaires. Peut-être, parce que la seule chose de sûre à ce sujet, est que personne en France n'en a encore jamais construit. C'est une technologie expérimentale, comme l'était l'EPR en 2007, quand on disait que cela serait construit sous 5 ans avec un budget raisonnable...
Laurent J. Masson
Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; carburant-energie