Le climat et ses docteurs sont malades
Jeu 01/12/2005 — La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques a lieu en ce moment à Montreal. Elle est la suite directe des accords de Kyoto de 1997.

Peut-on se réconforter par le constat que ce n'est pas mieux ailleurs ? La Chine, l'Inde et les Etats-Unis ne sont pas concernés par le protocole de Kyoto, auxquels ils n'ont pas adhéré (et si cela avait été le cas, ils échoueraient à leurs objectifs de bien plus de 5,5 %, en dépit des chiffres faussement flatteurs avancés par les Etats-unis), mais ils sont néanmoins présents à Montreal de par leur participation à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, l'agrément dont le protocole de Kyoto a été une extrapolation. Il y a tout de même une raison de se réjouir, elle est que le marché des émissions de carbone soit désormais bien parti. Si les entreprises des pays qui ont ratifié Kyoto ont désormais un intérêt économique à faire preuve de vertu écologique, les entreprises d'autres pays qui voudront étendre leurs activités aux pays ratificateurs devront faire de même simplement pour être concurrentielles. Mais en dépit de ce succès, et de la bonne volonté évidente de nombreux hauts fonctionnaires internationaux, malades de leur impuissance, il est difficile de faire preuve d'optimisme, tant la minorité qui fait blocage, les malades de leur puissance, est remuante. Sans doute que les ouragans n'ont pas soufflé assez fort en 2005. Mais on sait qu'ils souffleront plus fort l'année prochaine...
Rubrique(s) et mot(s)-clé : hors-constructeur ; politique-transport_monde ; ecologie